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Historique entreprise familiale

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LA REUNION 1958 Accès direct
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LES CASSAM-CHENAI ET L’AUTOMOBILE Accès direct
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PASSAGE AU 21ÈME SIÈCLE Accès direct

MADAGASCAR FIN DU 19ÈME SIÈCLE

Tout commence en 1898 date à laquelle la famille CASSAM-CHENAI, comme bon nombre indo-musulmans d’origine de la province du Gujarat, s’installe sur l’île de Madagascar devenue colonie française depuis trois ans.

 

Dix ans plus tard, Mamodaly CASSAM-CHENAI ouvre une boutique à Diégo-Suarez au Nord de la Grande-Ile.

 

A cette époque, Mamodaly, arrière grand-père maternel d’Amir MERALLI-BALLOU, actuel Président Directeur-Général du groupe SOGECORE, ne se doutait pas que cette première initiative allait faire naître bien d’autres ambitions dans la région Océan Indien comme en France métropolitaine.

 

La « boutique » comme on peut encore en trouver sur la Grande-Ile comme dans les Hauts de La Réunion, devient le lieu incontournable de la vie locale et propose toutes sortes de marchandises de premières nécessités comme des objets les plus improbables.

 

Huit ans plus tard, c’est avec Fazul, son frère et nouvel associé que Mamodaly confirme son esprit d’entreprendre avec la création d’une succursale à Majunga, dans l’ouest de l’ile.

 

Il n’était pas question, pour le père fondateur, que les activités se limitent au négoce de proximité. Aussi avec l’arrivée dans les affaires de son fils ainé Jafferaly, le développement de l’entreprise prend une toute autre dimension dès 1923 avec :

 

- La création d’une rizerie d’environ 50 employés aux multiples origines (indiens, malgaches, réunionnais, etc.).

 

- L’ouverture en 1928 d’une huilerie et d’une savonnerie également à Diégo Suarez, usine dirigée par Fidahoussen, le fils cadet.

 

Mamodaly, accompagné de ses cinq frères, ont su, non sans mal, courber le dos durant les années de crises d’avant la seconde guerre mondiale, et c’est finalement en 1942, que la SARL Ets CASSAM-CHENAI & Fils voit le jour avec son siège social en plein cœur de Tananarive, la future capitale malgache.

 

La société poursuit alors sa diversification. Après l’industrie, c’est l’activité import-export qui se développe rapidement à tel point que Rochanally, un des frères, installe une centrale d’achat à Paris pour faciliter l’exportation de vanille, café, essence de girofle et autres produits tropicaux.

 

Les CASSAM-CHENAI seront même présents jusque dans les loisirs et deviendront propriétaires des salles de cinéma de Diégo-Suarez et de Tamatave.

 

C’est aussi à Madagascar que l’entreprise fait ses premiers pas dans la représentation de marques automobiles telles que FIAT et CITROEN.

 

LA REUNION 1958

Dictée par les évènements historiques conjugués de Madagascar et de la Réunion, Jafferaly devenu chef de famille, est rapidement amené à prendre une grande décision stratégique pour l’avenir de l’entreprise :

 

Depuis 1946, La Réunion apprend à devenir département français d’outre-mer et alors que l’Europe vit ses « Trente Glorieuses », La Réunion, sous l’impulsion de Michel DEBRE et du Général De Gaulle, est promise à un fort développement et à une croissance soutenue.

 

Aussi, lorsqu’en 1958 le peuple malgache se prononce, par le biais du Grand Référendum, pour l’indépendance de Madagascar, Jafferaly décide de sécuriser une partie des investissements familiaux en s’installant sur La Réunion.

 

Cinquante ans après la petite boutique malgache, les Ets CASSAM-CHENAI & Fils s’implantent à La Réunion pour y développer son sens du commerce et son savoir-faire dans le « général store ».

 

Parmi les huit descendants du père fondateur impliqués dans les affaires, la charge revient à Heydaraly de créer et de développer les affaires familiales sur le territoire français de La Réunion avec pour tout bagage une valise de francs CFA.

 

Cette implantation sera très rapidement symbolisée par la construction d’un immeuble à l’angle des rues Jules Auber et Alexis de Villeneuve, actuel siège de la BFC OI.

 

LES CASSAM-CHENAI ET L’AUTOMOBILE

En 1966, alors que le siège social est transféré au 45 avenue de Lattre de Tassigny à Sainte Clotilde, les choix stratégiques se tournent vers l’importation et le négoce automobiles, marché émergeant dans ce jeune département français.

 

Après une première tentative de commercialisation de la marque DKW (anciennement AUDI) c’est un pari risqué qui est tenté en rachetant la marque japonaise HONDA à l’entreprise familiale réunionnaise FOUCQUE.

 

Alors que FOUCQUE préfère miser sur les marques françaises avec CITROEN, les CASSAM-CHENAI voient dans les marques japonaises un potentiel de développement et l’entreprise familiale entre résolument dans le monde de l’Automobile et de la Moto.

 

Toujours soucieux de jouer la carte de la diversification, le groupe avec l’aide d’une famille associée monte une usine flambant neuve de peinture sur la ville du Port pour y fabriquer et commercialiser la marque CORONA.

 

1972, nouvelle étape décisive dans l’occupation du marché automobile réunionnais avec la signature d’un contrat d’importation NISSAN. Après d’âpres négociations, le constructeur japonais accepte de faire cohabiter deux marques japonaises concurrentes sous une même entité.

 

Commence alors un élargissement des implantations géographiques de l’entreprise avec la création d’une succursale, d’abord à Saint Pierre dans le sud de l’île, puis toujours sous l’impulsion d’Heydaraly, la création d’une nouvelle société, ECORE, basée sur Saint Paul dans le secteur ouest.

 

Le marché automobile restant extrêmement porteur malgré les soubresauts des premiers chocs pétroliers, le groupe décide d’installer deux concessions automobiles HONDA et NISSAN à Paris et d’élargir sa représentation commerciale avec le rachat de la marque SEAT, constructeur espagnol nouvellement intégré dans le vaste groupe VAG-Volkswagen.

 

De son côté, la jeune société ECORE avec le récent soutien de Rafik, fils cadet d’Heydaraly, obtiendra l’importation de la marque coréenne HYUNDAI.

 

PASSAGE AU 21ÈME SIÈCLE

Devenu importateur de quatre marques automobiles majeures et leader sur le marché de la Moto, le passage à l’An 2000 marque également une nouvelle ère de développement et de diversification.

 

Le groupe a besoin de cohésion pour affronter les nouveaux enjeux économiques. Les multiples ramifications de l’actionnariat familial ne favorisent pas toujours la réactivité nécessaire à une bonne gouvernance. Aussi en 2001, avec le départ de Navrosaly, le dernier membre de la fratrie, c’est une nouvelle transition qu’entame l’entreprise familiale poussée par la nouvelle génération.

 

Rafik, fils d’Heydaraly, nommé PDG du groupe, favorise et facilite avec ses cousins la mise en place d’une nouvelle organisation de l’actionnariat familial en adéquation avec les activités, les implantations internationales et les intérêts de chacun.

 

Les structures juridiquement recentrées, Amir MERALLI-BALLOU, petit fils de Jaffarely, accompagné de ses cousins Achick CASSAM-CHENAI et Arzou MAHAMADALY prennent les rênes d’une partie des activités réunionnaises et peuvent lancer l’entreprise dans de nouvelles orientations stratégiques.

 

Amir entame désormais une nouvelle vague de diversifications et lancent des investissements lourds pour assoir géographiquement les activités commerciales sur La Réunion. Sous cette impulsion, l’entreprise, forte de son image cent pour cent réunionnaise, se positionne avec assurance dans le paysage économique local.